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2,1 millions de logements rénovés grâce aux aides publiques…mais pour quelle performance ?

L’Observation national de la rénovation énergétique (ORNE) a livré un rapport sur le nombre de rénovations énergétiques des logements en France.

Ces premières études montrent que 2.1 millions de logements collectifs et maisons individuelles ont été rénovés avec une aide, soit 7 % du parc.
Ces rénovations permettraient une réduction de 1.6 % de la consommation d’énergie conventionnelle du parc de logements.

Ce rapport vise à présenter l’état actuel de la connaissance  à partir de deux types de sources :

-L’enquête sur les travaux de rénovation énergétique dans les maisons individuelles (Tremi) 2020 qui interroge des ménages résidant en maison individuelle sur les travaux qu’ils ont réalisés entre 2017 et 2019.

-Les données relatives aux principales aides à la rénovation sur la période de 2016 à 2019, et, plus particulièrement, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) ainsi que les aides Habiter Mieux (HM) de l’Agence nationale pour l’habitat (Anah).

L’analyse combinée de ces données permet de dresser le panorama des rénovations énergétiques en France le plus complet à ce jour, bien qu’il ne soit pas encore exhaustif.

Un écart important entre rénovation subventionnée et performance énergétique

 

Si de nombreux logements ont été rénovés grâce aux aides dispositifs d’aides, les rénovations  n’aboutissent pas systématiquement à une amélioration de leur performance énergétique.

L’enquête Tremi couvre l’ensemble des travaux susceptibles d’améliorer la performance énergétique du logement, en ciblant :
–  l’enveloppe du bâti
– les systèmes de chauffage,
– l’eau chaude sanitaire,
– la ventilation
– ou la climatisation.

3,1 millions de maisons individuelles ont fait l’objet d’une rénovation « potentiellement » énergétique en 2019 en France métropolitaine, soit 19 % du parc de maisons individuelles.

Une modélisation des performances thermiques avant et après travaux permet d’estimer que, parmi ces rénovations de maisons individuelles, 2,3 millions ont effectivement conduit à une réduction de la consommation d’énergie finale conventionnelle. L’écart entre ces deux nombres met en évidence que beaucoup de travaux négligent l’amélioration des performances thermiques (voire conduisent à une augmentation de la consommation comme la première installation d’un climatiseur par exemple).

L’analyse des données relatives aux aides à la rénovation sur la période 2016-2019révèle que 2,1 millions de logements au total (7 % du parc), dont 1,4 million de maisons individuelles (8 % du parc), ont fait l’objet d’une rénovation aidée en 2019 avec l’un des trois dispositifs d’aide : certificats d’économie d’énergie, Programme Habiter mieux Sérénité, Crédit d’impôt à la transition énergétique.

Ces travaux auraient permis une réduction de 1,6 % de la consommation d’énergie conventionnelle du parc.
Ce qui est encore très modeste !

Les travaux de rénovation énergétique effectués sont très diversifiés et ne permettent pas tous les mêmes économies.

 

Parmi les 2,3 millions de rénovations ayant engendré des gains énergétiques dans les maisons individuelles en 2019 :

  •  les systèmes de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire constituent presque la moitié des économies d’énergie (49 %),
  • tandis que les rénovations des parois opaques (toitures, murs, planchers) totalisent 38 % des économies d’énergie
  • et celles des parois vitrées et ouvertures 5 %.

Sur le champ des rénovations aidées, la tendance entre 2016 et 2019 est à la hausse des changements de système de chauffage ou d’eau chaude sanitaire (47 % des économies d’énergie en 2016, contre 55 % en 2019) et surtout des travaux sur les parois opaques (27 % en 2016, 46 % en 2019).

La plupart des ménages ayant rénové estiment avoir encore des travaux à réaliser mais sont souvent freinés par leur situation financière.

Un Audit Energétique Rénovation  pour plus de performance ! 

 

En matière de rénovation énergétique performante, il faut d’abord se poser les bonnes questions.

Si vous avez le projet de réaliser des travaux pour améliorer les performances énergétiques de votre logement … inutile de se précipiter en priorité vers tel ou tel type de travaux.

Pourquoi changer en priorité votre chaudière alors que vos combles ne sont pas isolés ou que les fenêtres sont en simple vitrage ?
Le choix des travaux ne s’improvise pas ! Il y a des règles techniques et thermiques à respecter.

Si vous souhaitez atteindre un haut niveau de performance énergétique, il est essentiel d’évaluer l’état énergétique de tous les éléments du bâti et de choisir des travaux.

L’audit énergétique valide vos choix de conception et les solutions techniques retenues pour consommer le moins d’énergie possible, en fonction de la localisation du projet, de son orientation et de ses besoins en énergie.

Réalisé par un bureau d’étude thermique qualifié et indépendant, l’audit énergétique est l’étape qui va permettre de mesurer et calculer la consommation énergétique et les déperditions énergétiques du logement.

Le thermicien qui conduit l’étude thermique intègre dans son audit les systèmes de production de chauffage et d’eau chaude ainsi que le type de ventilation existante.
Il tient compte également des spécificités géographiques de la maison comme l’altitude ou l’exposition au vent.

En identifiant les points à traiter en priorité, il est possible d’envisager plusieurs scénarios de rénovation thermique qui comportent chacun un bouquet de travaux plus ou moins important, une estimation des consommations détaillées et des gains financiers attendus.

Vous voulez savoir quoi faire, quand et comment ?

Faites réaliser un audit énergétique par un bureau d’études indépendant